Les enquêtes nationales sur le temps d’écran des enfants et adolescents montrent que :

  • Entre 3 et 17 ans, la moyenne est de 3 heures par jour devant les écrans en France, un chiffre qui se retrouve dans les Antilles françaises .
  • Les enfants de 3 à 11 ans passent déjà plus de 2 heures par jour devant la télévision, les tablettes ou les smartphones .
  • Les adolescents, eux, dépassent souvent les 4 heures quotidiennes, notamment à travers les réseaux sociaux, les jeux vidéo et le streaming.

En Martinique et en Guadeloupe, ces usages sont accentués par la forte pénétration des smartphones et l’importance des plateformes sociales comme TikTok, Instagram ou WhatsApp dans la vie des jeunes.

Facteurs locaux

  1. Isolement relatif et mobilité réduite : les contraintes de transport et la faible densité d’infrastructures de loisirs poussent les jeunes à se tourner vers les écrans.
  2. Poids des réseaux sociaux : ils constituent un espace de sociabilité essentiel, particulièrement dans des territoires où les activités culturelles et sportives sont moins diversifiées.
  3. Usage scolaire : les écrans sont aussi utilisés pour l’apprentissage, avec une montée en puissance des outils numériques dans les établissements.

Impacts observés

  • Santé physique : sédentarité accrue, troubles du sommeil et fatigue visuelle.
  • Santé mentale : exposition à des contenus anxiogènes, risques de dépendance et baisse de l’attention.
  • Inégalités sociales : les enfants issus de milieux modestes passent souvent plus de temps devant les écrans, faute d’accès à d’autres activités .

Initiatives et régulation

Les pouvoirs publics ont lancé des campagnes de sensibilisation, comme le plan d’action « Pour un usage raisonné des écrans » . En Martinique et en Guadeloupe, des associations locales organisent des ateliers pour promouvoir un usage équilibré et encourager les activités hors ligne (sport, culture, nature).

Perspectives

La tendance à l’augmentation du temps d’écran devrait se poursuivre, portée par l’essor de l’intelligence artificielle et des plateformes interactives. Toutefois, la prise de conscience des risques et la mise en place de politiques éducatives adaptées pourraient permettre de transformer ces usages en opportunités d’apprentissage et de créativité, plutôt que de les subir comme une contrainte.

En résumé : les jeunes en Martinique et en Guadeloupe passent en moyenne 3 à 4 heures par jour devant les écrans, un usage qui reflète les tendances nationales mais qui prend une dimension particulière dans les territoires ultramarins, où les écrans deviennent à la fois un outil de lien social et un défi pour la santé publique.